SKYE

TANT QUE LE CIEL BRILLERA

Couverture du tome 1 de « SKYE – Tant que le ciel brillera », roman de Margaux Pecorari : un cœur de verre fissuré abrite un paysage de l’île de Skye, éclairé par un phare sous un ciel sombre.

On ne se méfie jamais assez des dernières fois.
La dernière fois qu’elle a ressenti quelque chose, Alba avait huit ans.

Neuf ans plus tard, alors qu’elle se sait condamnée, son cœur se réveille. Ses émotions reviennent. Partout ailleurs, elles disparaissent. 

De Paris à l’île de Skye, Alba découvre l’héritage qu’on lui a caché : un ordre séculaire chargé de protéger la capacité humaine à ressentir.

Arrachée à une existence sous anesthésie, elle doit réapprendre à traverser ses émotions sans s’y perdre. Sa rencontre avec un archiviste met cet apprentissage à l’épreuve. Leur attirance provoque une anomalie physique, aussi impossible à maîtriser qu’à expliquer.

Alors que l’humanité perd peu à peu sa capacité à ressentir et que sa mémoire collective se fissure, la recherche d’une relique disparue depuis cinq siècles entraîne Alba sur la piste d’une vérité capable d’ébranler nos certitudes sur les émotions humaines et de lui coûter ce qu’elle vient à peine de retrouver.

Neuf années à survivre. Et soudain, l’obligation de vivre.

Tant que le ciel brillera est le premier tome de la saga SKYE, une exploration de la mémoire, des liens et de la part invisible qui façonne l’être humain.

Une boîte en carton contenant des notes manuscrites, avec une petite pile de papiers jaunes et une feuille bleue à côté, sur une table en bois.

L’idée

La première fois que j’ai entendu parler de l’île de Skye, j’ai cru qu’il s’agissait de l’île du Ciel. C’était en 2010, j’étudiais dans une école de mode à Londres.

Un an plus tard, j’assiste à un shooting, j’attends que la mannequin soit prête. Je m’ennuie.

Le ciel est anglais, bas et gris. J’imagine un voile qui recouvrirait la Terre. Un Ciel qui protégerait les Hommes.

J’ai 21 ans. L’année d’avant, j’ai lu Twilight. Douze ans plus tôt, Harry Potter. Et je me dis que j’ai beaucoup de chance d’être née en 1989.

Puis j’ai pensé :

  • J’aimerais écrire une histoire d’amour initiatique.

  • J’aimerais que l’humanité soit une menace pour elle-même.

  • Il y aurait une organisation secrète.

  • Des Gardiens d’un secret.

  • Ils porteraient un implant dans le cœur. Un implant lié au ciel.

  • Mon héroïne s’appellerait Alabama. Elle détesterait son prénom et se ferait appeler Alba.

  • Elle serait gravement malade.

  • Le garçon dont elle tomberait amoureuse s’appellerait Raphaël. Rapport à Rafael Nadal, alors quintuple champion de Roland-Garros. Mais je l’écrirais avec un « p » et un « h », parce qu’il ne serait pas espagnol.

Pendant près de treize ans, l’idée est restée une idée, au fond d’une boîte en carton, entre une carte de l’Écosse, un tas de post-it et des photos de l’île de Skye.

En 2021, à la naissance de mon fils, je crée Famiglia. Une série de tableaux totems pour raconter la naissance de notre famille. À celle de ma fille, trois ans plus tard, j’écris un roman. Neuf mois pour l’écrire. Neuf autres pour le réécrire.

Je croyais avoir inventé une histoire, je transformais la mienne.